L'élocution - Apprendre à parler en public

 

Pourquoi prendre des cours d'élocution ?

Que ce soit dans le domaine professionnel ou privé, il peut vous arriver d'éprouver des difficultés de communication avec les autres. Parler en public n'est pas chose aisée et si vous êtes amenés à prononcer un discours, donner une conférence, ou si vous vous retrouvez confrontés à un entretien professionnel, il peut vous arriver de perdre une bonne part de vos moyens.

Ce qui semblait alors si facile lors de votre préparation dans votre bureau, sur le papier et en le répétant, devient brusquement une tâche autrement plus difficile. Il vous est cependant impossible de vous dérober: vous devez maîtriser la situation, parvenir à intéresser votre auditoire, et enfin capter son attention. La peur de parler en public est certes légitime, mais vous devez avoir conscience que c'est un privilège que beaucoup vous envieront. Profitez alors de cet instant et épanouissez-vous!


En tant qu'auditeur :

Vous assistez à une conférence,

Aussi passionnant que soit le sujet

Que retiendrez-vous si les propos

Sont inaudibles, bafouillés,

Le ton monocorde,

Le regard baissé ?

Sur les autres pages du site nous verrons que certaines méthodes et l'apprentissage de certaines techniques peuvent radicalement améliorer votre élocution, éradiquer vos maladresses et aboutir à l'optimisation de votre potentiel de communication. 

Ici nous évoquons les élements indispensables qu'il vous faut développer :

  • La diction : qui est l'élément essentiel pour une bonne élocution

Une bonne diction doit être souple, distincte, large et pas surarticulée ou crispée  : inutile de mâcher les mots pour se faire comprendre ; déjà ce n’est guère esthétique et les sons gutturaux peuvent fragiliser vos cordes vocales. (nous en reparlerons dans le chapitre « respiration ».

 

 

Différents éléments interviennent dans le processus de la prononciation :

les lèvres, la langue, les dents, la mâchoire et le palais.

On va différencier les consonnes et les voyelles avec leurs différentes catégories en tentant de simplifier :

Les consonnes :

Les labiales (b, m, p) où les lèvres prennent contact l’une contre l’autre.

Les semi labiales (f, v) où la lèvre inférieure prend appui sur les dents supérieures.Les dentales : (d, t, s, x, z) où la langue prend appui sur sur les dents.

Les palatales : (c, g, j, k, l, n, q, r,  y, x, w) où la langue prend appuis sur le palais.

Encore une fois on a simplifié (il y a également des consonnes vélaires, uvulaires..) et elles peuvent également appartenir à deux catégories et changent de prononciation suivant la voyelle qui suit. Mais ne vous effrayez pas, les exercices pratiques sont très simples.

Profitons-en pour parler de « l’exercice du crayon » qui est souvent recommandé : Celui-ci consiste à lire un texte avec un crayon serré entre les dents. Nous vous déconseillons au début de pratiquer celui-ci tout seul sans les conseils appropriés car vous risqueriez de partir sur de mauvaises bases.

 Les voyelles :

Les arrondies ( au, eau, e, eu, o, ou, on, u ) où les lèvres sont en position arrondie.

Les non arrondies ( a, â, ai, i, y ) où les lèvres sont en positon écartée. 

On parle aussi de voyelles ouvertes ( a .. ) ou fermées ( u ..) mais leurs définitions dépendent souvent de la consonne qui suit.  Nous n'allons pas développer plus loing ce chapitre car en dehors des lèvres qui interviennent le rôle de la respiration est essentiel.

  •  La respiration : qui est l'élément moteur de la diction

Une respiration mal placée provoque une tension musculaire et ne vous aide pas à gérer le stress. Par mauvaise habitude nous avons tendance à ne respirer que par la poitrine alors qu'une respiration naturelle est abdominale.

Mettez les mains sur les côtes d'un bébé et vous constaterez comme sa respiration est ample et profonde. Résultat : 

Sa voix porte, il peut crier pendant des heures sans devenir aphone, seul un calin ou le sommeil aura raison de lui.

Sa respiration est naturelle, abdominale, ventrale, dorsale.

Sa musculation abodominale libère le diaphragme qui joue son rôle d'appui. Grace à lui les cordes vocales ne sont pas trop sollicitées ; si le larynx est l'organe principal de la voix il ne faut pas oublier que l'appareil phonatoire comprend également sa soufflerie et ses résonateurs.

Avec des exercices très simples et une pratique quotidienne de quelques minutes il vous est possible d'être à l'écoute de votre corps et de retrouver cette respiration naturelle et profonde qui vous permettra de placer votre voix et d'utiliser les mutibles résonateurs de votre corps (cage thoracique, cordes vocales, visage, nez, cavité orale, boite cranienne ..)

  •  La détente corporelle : qui aide la respiration à se débloquer.

Votre corps ne doit pas être tendu, crispé au risque de parasiter votre respiration. L'assise sur vos pieds est importante; vous devez vous sentir enraciné tel un arbre qui assure la fléxibilité de ses branches; vos jambes doivent être un socle ferme tout en conservant de la souplesse. Le bassin bien positionné permettra au diaphragme de jouer son rôle en toute liberté et sans tensions. Tout le haut du corps doit être détendu, souple : bras, mains, cervicales, tête, machoire, bouche, langue ..

Après le placement de la voix nous travaillerons son amplitude, son timbre, ses couleurs, sa modulation ... Sans oublier que dans la communication l'élocution s'appuie sur le phrasé, la gestuelle, la physionomie et le regard qui participent à l'image que vous projetez et qui soulignent vos propos.